Règles douloureuses : attention à l’aspirine !

Beaucoup de femmes souffrent de plus en plus de règles accompagnées de douleurs gênantes appelé Dysménorrhée ou règles douloureuses. Un véritable cauchemar pour les jeunes filles et femmes qui sont parfois invalides pendant 3 à 4 jours tous les mois. Aya Marie Gisèle Kouakou/Adja, Ingénieur en technique de santé publique et Sage-femme à Abidjan en Côte d’Ivoire nous en parle et donne quelques conseils.

Santé pour tous : qu’est-ce qu’une Dysménorrhée ?

Aya Marie Gisèle Kouakou/Adja : les règles douloureuses encore appelées Dysménorrhée, sont des douleurs qui surviennent avant et ou pendant les menstrues. Les causes sont peu connues. Il y a les Dysménorrhées primaires qui apparaissent dès les premières menstrues ou dans les 18 mois suivant celles-ci. Elles sont dues à une anomalie de l’utérus ou à un obstacle de l’écoulement des menstrues. Notamment la tuberculose génitale, la dystrophie ovarienne hypoplasie utérine etc. Il y a également les Dysménorrhées secondaires qui apparaissent subitement chez une femme qui ne souffrait pas de règles douloureuses.

Pourquoi les jeunes filles et les femmes en souffrent de plus en plus de nos jours ?

A.M.G.K : les causes sont souvent organiques. Il s’agit des infections génitales (lis salpingites, les infections du douglas etc.), l’endométriose qui est la cause la plus fréquente, les fibromes, les lésions des ovaires, le Diu (dispositif intra utérin) a base de cuivre.

Que faut-il faire pour l’éviter ?

A.M.G.K : Il faut avoir une hygiène intime irréprochable afin de minimiser ou d’éviter les infections génitales. Consulter un professionnel de santé au moindre changement de l’aspect des leucorrhées (pertes blanches). C’est-à-dire son odeur, sa couleur et aspect. Également à la survenue des douleurs. Le traitement peut dépendre de l’intensité des douleurs, de troubles de règles associés, de la cause identifiée par le professionnel de santé et du besoin éventuel d’une contraception. Le traitement initial comporte habituellement des médicaments pour soulager les douleurs (antalgiques) de type paracétamol, des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des antispasmodiques pour lutter contre les contractions utérines. L’aspirine est déconseillée, car elle fluidifie le sang et pourrait contribuer à augmenter les pertes de sang ou la durée des règles. Un traitement hormonal est recommandé dans certaines situations. En cas de malformation des organes génitaux associée aux douleurs de règles, un traitement chirurgical peut être nécessaire.