2è Journées scientifiques de nutrition : la nutrition comme réponse aux enjeux de l’urgence et du développement

Les acteurs de la nutrition sont en conclave pour discuter des défis actuels et émergents liés à la nutrition au Burkina Faso. Organisé par le Secrétariat technique chargé de la multisectorialité pour la nutrition (ST-Nut) en collaboration avec ses Partenaires techniques et financiers et du RECANUT, ces échanges dont les travaux ont été ouverts ce lundi 27 mai 2024 à Ouagadougou par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Issa Ouédraogo, ces journées visent à favoriser un échange multidisciplinaire et collaboratif entre chercheurs, acteurs et décideurs dans le domaine de la nutrition, en mettant en lumière le rôle crucial de la nutrition comme réponse aux enjeux de l’urgence et de développement.

Malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires, la situation nutritionnelle demeure préoccupante au Burkina Faso, en particulier dans les zones à forts défis sécuritaires. Selon le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Issa Ouédraogo, on estime à 26 000 les enfants de moins de cinq ans qui meurent du fait de la malnutrition.

Pour vaincre ce fléau qu’est la malnutrition, il faut une approche multisectorielle et la recherche scientifique, avec les évidences qu’elle produit, apporte des solutions qui entrent dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Ce forum de 72 heures est donc un cadre qui favorise les synergies interdisciplinaires dans la recherche en matière de nutrition en permettant aux jeunes chercheurs des sciences alimentaires et nutritionnelles de se rencontrer et de présenter à la communauté, certaines de leurs voies de recherche les plus prometteuses.

Une vue des participants et des officiels

« Il y a beaucoup de recherches qui se font mais le citoyen lambda ne le sait pas. Pour cette édition, nous avons reçu 70 communications sur différents axes en matière de nutrition : la gouvernance en matière de nutrition, les maladies métaboliques, les maladies cardiovasculaires, les carences en micronutriments, les problèmes d’hygiène, la sécurité sanitaire des aliments, etc. », a laissé entendre le Pr Mamoudou Dicko, président du Réseau du secteur académique et de la recherche pour la nutrition.

Ce sont plus de 260 participants composés d’étudiants, de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, d’experts en alimentation et nutrition, d’acteurs de la plateforme multisectorielle de nutrition, de représentants des sociétés savantes, des ONG et des partenaires techniques et financiers qui échangent à travers des communications regroupées autour de deux axes comportant chacun plusieurs sous-thèmes.

Le Larlé Naaba Tigré, champion national en nutrition

Le Larlé Naaba Tigré, champion national en nutrition, estime pour sa part que beaucoup de maladies non transmissibles en l’occurrence la tension artérielle, les diabètes, le cancer sont devenus des maladies endémiques dues à la malnutrition. Par conséquent, « il faudrait que nous ayons l’espoir avec les scientifiques qui se réunissent parce que l’avenir est rassurant pour la santé de nos populations. De nos jours, on peut être fier et confiant à l’avenir de la nutrition quand on sait que la sécurité alimentaire est une priorité des priorités », a-t-il ajouté.

Johanne Desormeaux, Nutrition manager à l’UNICEF

L’UNICEF en tant que chef de file et partenaire technique et financier, accompagne l’initiative du gouvernement pour la génération d’évidence dans le domaine de la nutrition. En en croire Johanne Desormeaux, Nutrition manager à l’UNICEF, c’est ce qui justifie la présence de l’institution onusienne aux JSN II pour réfléchir et identifier les solutions et des innovations pour combattre la malnutrition au pays des Hommes intègres.

Cathérine Kouraogo

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