Violences faites aux femmes : les groupes Codev-VFF et PPF de Oxfam/Burkina font le point de leurs activités

Depuis 2019, Oxfam/Burkina met en œuvre le projet « Voix et Leadership des Femmes » avec l’accompagnement financier de l’Affaires mondiales Canada (AMC). Aux termes de ce projet qui a pris fin le 20 juin dernier, les groupes d’associations engagées dans cette lutte ont fait le point de leurs activités ce mardi 25 juin 2024 à Ouagadougou.

Le projet VLF a pour objectif stratégique, l’amélioration de la jouissance des droits humains pour les femmes et les filles, ainsi que le progrès de l’égalité entre les sexes au Burkina Faso. Il cible les organisations de défense des droits des femmes et les mouvements locaux de femmes qui travaillent à renforcer le pouvoir des femmes et des filles. En effet au Burkina, ce sont 11.116 cas de violences basées sur le genre qui ont été enregistrées en 2022 selon les conférenciers.

Dans le cadre donc de la mise en œuvre de son plan de travail annuel 2022-2023, le projet VLF a accompagné la mise en place de l’animation des groupes de co-développement pour la jouissance des droits des femmes. Il s’agit des groupes de co-développement Participation Politique des Femmes (PPF) et co-développement Violences faites aux Femmes et au Filles (VFF). Les activités de ces deux groupes étaient basées entre autres, sur le quota genre de la loi 003-2020 portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats aux élections législatives et municipales au Burkina et les violences basées sur le genre inscrites dans la loi 061-2015/CNT, portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes.

Dans le but d’atteindre leurs objectifs, les groupes Codev-VFF et Codev-PPF ont initié chacun des rencontres dans l’optique de passer en revue le texte de la loi 061 pour identifier quelques articles devant faire l’objet du plaidoyer. A l’issue de ces rencontres, les articles 40 et 41 de la loi 061-2015/CNT ont été retenus par le groupe Codev-VFF pour faire l’objet d’un plaidoyer à l’endroit du ministère en charge du Genre. Le groupe Codev-PPF quant à lui, dans le contexte où les élections ne sont pas à l’ordre du jour, a retenu la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles pour son sujet de plaidoyer à l’endroit des membres de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire pour une révision et une application des textes de lois qui promeuvent la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles au Burkina.

Si le groupe Codev-VFF est en attente de programmation d’une éventuelle rencontre avec les autorités compétentes, le groupe Codev-PPF a quant à lui déjà obtenu une rencontre de plaidoyer avec la présidente de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire. A cette rencontre, il a été proposé selon les conférenciers, de travailler à la prise du décret d’application de la loi portant méritocratie au sein de l’administration au Burkina.

En somme, les différents acteurs disent être satisfaits des résultats obtenus. A l’image de Zadi/Fatimata Ilboudo de l’Association d’appui et d’éveil Pugsada qui estime que l’expérience a été fructueuse en ce sens que les différentes associations membres qui étaient dans une dynamique d’émergence, ont été structurées et peuvent mener aujourd’hui cette lutte avec efficacité.

Zadi/Fatimata Ilboudo de l’Association d’appui et d’éveil Pugsada

En rappel, le Burkina a enregistré 11.116 cas de VBG en 2022 et le projet VLP a pu toucher directement 182.488 personnes dont 79% de femmes et 21% de jeunes filles et 631.889 personnes indirectement.  

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