Lutte contre la malnutrition :  la cantine endogène à travers la culture et l’entretien des jardins scolaires pour des repas équilibrés dans les cantines scolaires au Sud-Ouest du Burkina

A l’effet de combattre la malnutrition au Burkina Faso, le Club des Journalistes et Communicateurs pour la Nutrition et la Sécurité Alimentaire (CJCN-SA) en collaboration avec l’Alliance Nationale pour la Fortification (ANF) innove sa communication avec les autorités régionales à travers une caravane de presse. Une tournée qui a permis de découvrir que dans la région du Sud-Ouest, les premiers responsables de l’éducation ont opté pour la cantine endogène à travers la culture et l’entretien des jardins scolaires pour des repas équilibrés dans les cantines scolaires.

Cette tournée qui a ciblé quatre régions du pays à savoir le Sud-Ouest, les Haut-Bassins, le Centre-Nord et le Centre, a servi de cadres d’échanges entre hommes et femmes des médias et les différentes directions régionales des quatre départements visités et des responsables de sociétés et associations œuvrant pour la transformation des produits locaux fortifiants.

Durant neuf jours, plus d’une vingtaine de journalistes et de communicateurs se sont imprégner, auprès des autorités en charge de l’éducation nationale, de la santé et de l’action sociale et humanitaire, de l’état des lieux de l’usage des produits de grande consommation fortifiés tels que la farine de blé tendre en fer acide folique, le sel en iode et l’huile en vitamine A.

Jean-Joseph Somda, Directeur régional de l’Education préscolaire, primaire et non formelle du Sud-Ouest

Le directeur régional de l’Education préscolaire, primaire et non formelle du Sud-Ouest, Jean-Joseph Somda, a indiqué que sa région qui regorge plus de 800 écoles et 36 centres de base pour l’éducation non formelle, pratiquent la cantine endogène à travers la culture et l’entretien des jardins scolaires pour consolider les efforts déjà consentis par l’Etat en matière de repas scolaire plus équilibré. Parmi elles, plus de 600 écoles ont des jardins scolaires dits endogènes et 66 écoles pratiquent les champs scolaires. « La qualité de l’éducation passe par la qualité des aliments que les enfants prennent parce que la croissance d’un enfant dépend des aliments qu’il prend. Et donc lorsque l’enfant a une croissance normale, il va sans dire que son aisance dans l’apprentissage scolaire sera avérée », a-t-il fait savoir.

A entendre le DREPPNF, il rencontre des difficultés à savoir le manque d’eau dans la mise en œuvre de ces jardins et champs scolaires. Cependant, le Sud-Ouest est une région qui se bat pour assurer l’alimentation scolaire à travers les cantines étatiques mais aussi les cantines endogènes.

Selon le point focal nutrition dans cette direction, Mamina Kam/Sanou, les spéculations endogènes dans les champs et jardins scolaires dans la région du Sud-Ouest est une initiative qui met en avant des produits riches en vitamines A, en légumes et en huile fortifiée. « Ce sont des aliments qui mettent l’accent sur la fortification pour enrichir les cantines endogènes », a-t-elle expliqué.

Mamina Kam/Sanou, point focal nutrition à la DREPPNF Sud-Ouest

« L’initiative du Club d’ailleurs saluée par la plupart des nutritionnistes, des éducatifs et humanistes revêt un caractère critique pour son implémentation. Les difficultés et recommandations recueillies permettront, sans nul doute, de rehausser le niveau de communication avec les décideurs et partenaires afin de juguler les éventuels obstacles. Faut-il rappeler que la malnutrition tue environ 26.000 enfants chaque année de moins de cinq ans, selon une étude menée par L’UNICEF en 2021 » a ajouté Mamina Kam/Sanou.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

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