«Il faut consommer le sel iodé pour éviter de graves maladies», Abdoul Aziz Sanfo, secrétaire général de l’Association professionnelle des importateurs  du sel iodé au Burkina Faso

Le sel fait parti des aliments de grande consommation retenu par le gouvernement du Burkina Faso comme vecteur de micronutriments afin de lutter contre la malnutrition. Cependant, la contrefaçon et les brebis galeuses ne tarissent pas de stratèges pour contourner les dispositifs en matière de contrôle. D’où l’interpellation de Abdoul Aziz Sanfo, secrétaire général de l’Association professionnelle des importateurs  du sel iodé au Burkina Faso qui fait remarquer que «consommer le sel iodé permet d’éviter de graves maladies.»

Recommandé pour la bonne nutrition, le sel iodé fait partie des trois aliments de grande consommation retenu par le gouvernement du Burkina Faso comme vecteur de fortifiants susceptible de prévenir les carences en micronutriments. Il s’agit notamment de la farine de blé tendre en fer/acide folique, de l’huile en vitamine A et du sel en iode.

Selon  Sidiki Ouédraogo, responsable d’une unité d’importation et de distribution de sel basé à Bobo-Dioulasso, le sel iodé recherché par les autorités burkinabè pour le bien-être des populations est importé  la plupart du temps dans les pays voisin tels que le Sénégal et le Ghana.  Mais parfois, l’unité dont il est responsable fait  recours à l’Égypte en cas de rupture de stock. Il a choisi de commercialiser ce sel iodé au regard de ses vertus pour la bonne nutrition des populations. Il totalise    plus d’une trentaine d’années dans  ce domaine. « Le sel vient du Sénégal. Ça passe par le Mali et puis ça continue vers le Burkina. Si  ça arrive, c’est la société, SOBIMA qui gère notre cargaison  jusqu’à la fin de la livraison », a-t-il laissé entendre.

Bien expérimenté dans son métier, Sidiki Ouédraogo fait remarquer que quelque soit  sa provenance, le sel doit être soumis à  une  analyse minutieuse par l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT) (ex laboratoire national de santé publique) avant consommation. Pour se rassurer que le sel est «bien» iodé, il procède à un test. Un test a été fait séance tenante à titre d’exemple aux visiteurs du jour.

Pour ne pas contaminer les gens avec des maladies, on préfère vendre du sel iodé 

À Ouagadougou, Abdoul Aziz Sanfo au nom de Sanfo Boukaré, président de l’Association professionnelle des importateurs  du sel iodé au Burkina Faso, a indiqué que  les conditions d’importation de sel iodé sont abordables et sans problème. «  Le sel rentre bien et  il n’y a pas de problème. Nous sommes basés sur les conditions données par l’Etat burkinabè de toujours ioder le sel » , a-t-il  appuyé avant de rassurer que le sel est toujours iodé depuis son importation. « Même si notre unité arrive à user de résilience, néanmoins certaines difficultés notamment celles liées au mauvais états des routes, à la situation sécuritaire que traverse notre pays et celles liées aux échanges entre le Franc CFA et la monnaie ghanéenne demeurent», fait-il remarquer. Pour lui, il est important de consommer le sel iodé pour éviter de graves maladies.

Wendaabo Cathérne KOURAOGO

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