Prévention et gestion des conflits : l’Abefab plaide pour l’implication des femmes

L’association Action communautaire pour le bien-être de l’enfant et de la femme au Burkina (Abefab) plaide pour l’implication des femmes dans le processus de prévention et de la gestion des conflits. En droite ligne avec sa mission, elle a organisé une rencontre de plaidoyer avec une centaine de femmes, leaders religieux et coutumiers le 15 juin 2023 à son siège à Ouagadougou.

Parti du constat que les femmes, premières victimes des conflits sont moins impliquées dans le processus de leur prévention et gestion, L’association Action communautaire pour le bien-être de l’enfant et de la femme au Burkina (Abfab), dans la réalisation de ses missions, s’est engagée à protéger les droits et le bien-être des femmes. Convaincu que la quête de la paix durable n’est envisageable que dans un processus participatif et inclusif, l’Abfab à travers cette rencontre, entend ainsi contribuer au renforcement du pouvoir des femmes, afin qu’elles jouent un rôle actif dans le domaine de la construction de la paix et de la prévention des conflits.

Marceline Tou, présidente de l’Abefab

« Nous avons lancé un plaidoyer à l’endroit de ces couches pour avoir leur adhésion et recueillir des engagements à mener des actions en faveur de la paix sur le terrain. Cela pour que la paix et la cohésion sociale reviennent dans notre cher Faso », fait remarquer Marceline Tou, présidente de l’Abefab. Présentations, échanges, partage d’expérience et témoignages ont émaillé cette rencontre au cours de laquelle des échanges de concepts ont été également développés en faveur des femmes dans la prévention et la gestion des conflits. Il s’agit notamment des mécanismes locaux pour le changement de comportements que sont la parenté à plaisanterie, les cultures et les coutumes. Des mécanismes endogènes qui peuvent être associés au rôle de la femme dans la résolution des conflits selon Elyse Traoré, de l’association Amazone de la cohésion sociale du Kadiogo. « Première responsable de l’humanité, la femme est la personne la mieux indiquée pour la résolution des conflits. La femme est plus proche de la famille et elle est mieux écoutée dans la résolution de certains conflits », a indiqué l’amazone.

Au terme de cette rencontre, femmes, leaders religieux et coutumiers ont été sensibilisés sur les enjeux et défis liés à la prévention et à la résolution des conflits par des mécanismes endogènes. L’ensemble des participants, plus que convaincus de la pertinence de l’approche, ont promis être des relais auprès des leurs.

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