Prévention et gestion des conflits : l’Abefab met à contribution les autorités administratives et sécuritaires pour l’implication des femmes dans le processus
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Dans le cadre du projet de renforcement du leadership des femmes dans le processus de consolidation de la paix au Burkina Faso, l’association Action communautaire pour le bien-être de l’enfant et de la femme au Burkina (Abefab) poursuit son plaidoyer vis-à-vis des différents acteurs. Ce mercredi 19 juillet 2023, l’association était avec certaines autorités administratives et sécuritaires du Centrepour l’implication des femmes dans le processus de prévention et de la gestion des conflits.
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Pour Marceline Tou, présidente de l’Abefab, la femme doit être une actrice de la paix : « Nous souhaitons vraiment l’adhésion des leaders coutumiers, religieux et politiques à l’implication des femmes dans la recherche de la paix, la cohésion sociale et la gestion des conflits. Les femmes doivent être impliquer pour qu’elles soient des actrices et non de simples bénéficiaires. Ce sont elles qui vivent les réalités de nos sociétés parce qu’elles sont plus proches des populations.»
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En effet depuis 2015, le Burkina fait face à des attaques terroristes et des représailles. L’ensemble de ces conflits engendre d’énormes conséquences à savoir la perte en vies humaines, des déplacements massifs des populations, la fragilisation du tissu social, etc.
Convaincu que la quête de la paix durable n’est envisageable que dans un processus participatif et inclusif, l’Abefab s’est donnée pour missions, la protection des droits et le bien-être des femmes à travers le renforcement de leur pouvoir, afin qu’elles jouent un rôle actif dans le domaine de la construction de la paix et de la prévention des conflits.
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L’association entend non seulement interpeller les femmes pour leur implication dans la prévention et la gestion des conflits communautaires mais aussi la nécessité pour les autorités administratives et sécuritaires d’y associer la gente féminine. A l’occasion, des mécanismes locaux tels que la parenté à plaisanterie, les cultures, les coutumes, le dialogue sous l’arbre à palabre, les contes etc. ont été suggérés par Yolande Traoré/Somé, amazone du Centre, pour le changement de comportements. « La femme a un rôle vraiment capital dans le retour de la paix au Burkina. Elle joue un rôle de mère, d’éducatrice et elle détient plusieurs stratégies pour le dénouement des crises », soutien Mme Traoré.
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Yolande Traoré/Somé, amazone du Centre
Une initiative très appréciée par Abdoulaye Bassenga, Gouverneur de la région du Centre, toute structure qui œuvre dans la recherche de la paix au Burkina mérite d’être accompagné. Pour lui les mécanismes proposées par les femmes amazones doivent être pris en compte.