Plan stratégique multisectoriel de nutrition : 69,8% d’activités réalisées et 97,52% du financement absorbé avant l’échéance de 2024

Le Plan stratégique multisectoriel de nutrition (PSMN 2020-2024) est l’un des documents opérationnels qui devrait permettre de mieux responsabiliser les secteurs concernés, de donner des orientations actualisées à tous les acteurs et partenaires afin d’obtenir de meilleurs résultats. Après trois années de mise en œuvre, la revue à mi-parcours indique que 69,8% des activités ont été réalisées et 97,52% du financement ont été absorbés avant l’échéance de 2024.

Au cours de ces trois années de mise en œuvre, 1281 activités ont été planifiées dont 894 réalisées soit un taux d’exécution brute de 69,8%. Pour ce qui est de l’exécution financière les taux de mobilisation, d’allocation et d’absorption financière sont respectivement de 102,39%, 99,70%, 97,52%. La performance financière quant à elle est de 99,56%.

En réponse à la lutte contre la malnutrition, la mise œuvre du PSMN 2020-2024 dans sa première phase (2020-2022) a été malheureusement jalonnée par des évènements majeurs internes d’ordre socio-économique et mondial telle que la crise sanitaire de la COVID 19.

Pour ce qui est du secteur de la santé, la résilience des acteurs a contribué à l’atteinte des performances actuelles en termes de réduction de toutes les formes de malnutrition. En termes d’actions, le rapport identifie le renforcement de la disponibilité des intrants nutritionnels pour la prise en charge des enfants malnutris ; la tenue semestrielle des campagnes JVA+ à travers la supplémentation/dépistage effective des enfants de 6-59 mois et le déparasitage de 12-59 mois ; l’utilisation des Lipid-based nutrient supplement (LNS) chez les enfants 6-23 mois dans trois régions (Boucle du Mouhoun, Centre-Nord et Centre-Est) pour prévenir la malnutrition chronique ; l’intégration du dépistage systématique de la malnutrition aux campagnes de la CPS ; la campagne plus « fort avec le lait maternel uniquement » pour accroître le taux d’allaitement exclusif et faciliter un départ sain pour la vie à chaque enfant ; la mise en œuvre des approches simplifiées de la PCIMA dans les zones à forts défis sécuritaires avec la mise à profit des ASBC pour faciliter la continuité de l’offre de service de sante/nutrition.

Dans le domaine de la sécurité alimentaire,la mise en œuvre du PSMN sur la période 2020-2022 a été marquée par la situation sécuritaire du pays, notamment les déplacements massifs des populations abandonnant leur moyen d’existence vers des zones plus sécurisées les rendant plus vulnérables. Aussi, les aléas climatiques notamment les poches de sécheresses, les inondations ont émaillé les campagnes agropastorales. La crise russo-ukrainienne a également impacté la disponibilité des intrants agricoles. Tous ses facteurs ont contribué à l’augmentation des prix des différentes denrées.

Sur la période 2020-2022, le secteur de la protection sociale a fait face à la gestion d’une crise humanitaire sans précédent. En effet, le contexte de haut défis sécuritaire que connait le pays, a généré une grave crise humanitaire liée aux flux croissants de personnes déplacées internes dont le nombre est passé de 1 074 993 au 31 décembre 2020 à 1 882 391 au 31 décembre 2022 (CONASUR).

Malgré les efforts consentis, le rapport fait remarquer que la prise en compte des recommandations permettra d’améliorer la mise en œuvre du PSMN pour l’année 2024 restante afin d’amorcer l’atteinte des cibles assignées. Il s’agit d’actualiser le PSMN ; de fonder les planifications sur les actions des sectoriels ; veiller à l’élaboration des rapports annuels de performances ; prendre en compte le contexte d’urgence dans les prévisions ; mobiliser davantage les ressources pour soutenir le relèvement des personnes vulnérables et optimiser l’utilisation des ressources pour l’atteinte des cibles.

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