Dengue au Burkina : 688 cas de décès déjà, attention à l’automédication !

A la date du 13 décembre 2023, le Burkina Faso enregistre 688 cas de décès, 67.658 cas probable et 146.878 cas suspects de dengue. Une situation préoccupante pour le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique qui non seulement a mis en place une batterie de mesures de prévention, mais invite également les populations à faire attention à l’automédication et à assainir leur environnement.

Le Burkina Faso fait face actuellement à une épidémie de dengue. A ce jour, le pays compte 688 cas de décès, 67.658 cas probable et 146.878 cas suspects. La région du Centre vient en tête avec 310 cas de décès, 84.690 cas suspects et 42.395 cas probables.

Pour répondre de façon efficace à cette situation sanitaire, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, dès l’annonce des premiers cas, a entrepris un certain nombre d’actions parmi lesquelles la gratuité des tests de dépistage rapide au niveau des structures publiques de santé, la prise en charge des cas, des campagnes de pulvérisation et des opérations de destruction des gites larvaires.

Nonobstant cette batterie d’actions, la dengue reste toujours une préoccupation pour le secteur de la santé. Ce qui fait dire au Dr Rokia Guébré, médecin chef du district sanitaire de Ziniaré que les populations doivent accompagner le gouvernement en assainissant leur environnement. Pour Dr Guébré, il n’y a pas outre mesure que d’observer les règles d’hygiène édictée par le ministère de la Santé d’autant plus qu’il n’y a pas de remède contre la maladie à ce jour. « A la phase de virémie élevée, le malade constitue une source de contamination pour les moustiques qui pourront transmettre le virus à l’entourage. Il est donc nécessaire de prendre des mesures de protection individuelle et collective. Notamment, se protéger des piqures de moustiques à l’aide de vêtements qui couvrent autant que possible votre corps, dormir sous moustiquaires imprégnées, mettre des écrans anti-moustiques sur les fenêtres, des crèmes répulsives et des bombes insecticides surtout le jour, assainir notre environnement, éliminer les gites larvaires dans les réserves d’eaux stagnantes et chaudes, bidons, bouteilles, canettes, pneus etc., couvrir les récipients de stockage de l’eau, éviter d’obstruer les caniveaux publics », suggère Dr Guébré.

Pour sa part, Aka Vidaunou, ingénieur du génie sanitaire met en garde contre l’automédication.

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