Soins gynécologiques et obstétricales : l’ABEFAB plaide pour une meilleure prise en charge des féministes
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Des féministes s’engagent à œuvrer pour l’éradication des violences gynécologiques et obstétrical dans le système sanitaire au Burkina Faso. L’Association Action communautaire pour le Bien-Etre de l’Enfant et de la Femme au Burkina (ABEFAB), une organisation de défense des droits des femmes a un initié un projet dénommé « justice et dignité pour les femmes face aux violences gynécologiques et obstétricales » à travers Fun féministe now a initié un atelier de formation au profit d’une quarantaine de femmes issues de divers associations pour susciter l’engagement des structures féministes pour l’éradication des violences gynécologiques et obstétricales et pour recueillir des suggestions visant à renforcer les interventions.
Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « justice et dignité pour les femmes face aux violences gynécologiques et obstétricales », l’ABEFAB entend accroitre le niveau de connaissance des féministes sur le cadre juridique et institutionnelle des violences gynécologiques et obstétricales. En effet selon Marceline Soala/Tou, présidente de l’ABEFAB, cette gente féminine est souvent victime d’injures, de discriminations, de mauvais accompagnements sur la santé sexuelle et l’intégrité physique de la femme dans les centres de santé.
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Marceline Soala/Tou, présidente de l’ABEFAB
« Il n’y a pas de consentement lors des consultations. Le médecin peut décider de faire une action sur la femme sans son consentement. Il y a parfois des injures, de mauvais comportements pendant les soins post-patome. Il n’y a également pas d’accompagnement psychologique », déplore Mme Tou.
En effet explique l’ABEFAB, depuis les années 2000, on assiste à une intensification de la médicalisation de l’accouchement et de la grossesse en Afrique. Si elle a indéniablement contribué à la baisse significative des taux de mortalité maternelle et néonatale dans le monde, elle a par contre largement contribué à une augmentation particulière des décès maternels en Afrique subsaharienne. Parmi les causes liées à ces décès figurent les violences obstétricales qui demeurent l’un des défis de santé en Afrique dont l’environnement socio-sanitaire reste dysfonctionnel. Un environnement caractérisé par l’impossible admission des patientes aux urgences par manque de garant, l’arrivée des femmes aux urgences avec des complications extrêmes, l’intimidation, le mauvais traitement ou la négligence voire des coups et blessures volontaires qui leur est infligé par le personnel soignant, une prise en charge par un agent non qualifié.
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La quarantaine de participants seront donc des relais pour sensibiliser la population sur les violences obstétricales et gynécologiques. Les professionnels de la santé ont été également formés pour prendre en compte les préoccupations de cette gente féminine. Il s’agit notamment de l’Association des sages femmes et maeuticiens du Burkina, du Réseau Ouest-africain des journalistes engagés pour la promotion du genre, du Groupe de codeveloppement voix et leadership de femmes, du Réseau national des femmes engagés, de la Coordination des femmes, de l’Association des femmes juristes du Burkina Faso, des points focaux des femmes leaders, de l’ONG Voix de femmes, des Journalistes indépendantes, des organisations de jeunes filles.